Tension du Vide [Acousma]

Tension du Vide est le troisième volet de Es où je traite par différentes approches la dramaturgie créée par le(s) vide(s). Je me suis appuyé sur la métaphore des rôles que prend pour moi le vide notamment en architecture, qu’il soit inclus ou extérieur.
Dans cette pièce acousmatique, nous nous confrontons à un déroulement apparenté narratif, relatant le vécu dans Tension sur Vide et Tension sous Vide (pour violoncelle et support audio).
Narrativité indirecte des sensations, sentiments et volontés. Entre matériau repérable par entité et globalité des textures, nous sommes placés dans un parcours polarisé où la rupture des repères établis crée et devient structure.

(Pour une reprise de forme instantanée de ces états et un jeu plus direct entre ceux-ci éclatés et recomposés par le geste musical de l’interprète sur scène, suivez le dernier volet de Es, Tension d’éVide pour violoncelle et live electronic, plus tard dans l’année.)

Nomenclature : acousma

Durée : 6 minutes

Année : 2010


Créations en Avril à Paris et Perpignan

Le 9 avril au CRR de Paris [75008] seront créées par Florence Petit Tension sur Vide et Tension sous Vide, pièces mixtes pour violoncelle formant les deux premiers volets de Es dont les autres pièces seront données plus tard dans l’année. C’est une première étape du processus de création menant – notamment par analyse gestuelle – au dernier volet, Tension d’éVide, pour violoncelle et live electronic.

À Perpignan [66000], Viorica Plantier créera Static escapes pour alto et support audio le 28 avril au festival Syntax 9.3. Static escapes était ma première pièce mixte que Viorica avait d’ailleurs eu l’occasion de présenter pour son Diplôme d’État fin 2009.
J’assurerai dans les deux cas la diffusion des parties électroacoustiques sur acousmonium Motus.

Biographies :

• VIORICA PLANTIER alto
Née en 1967 en Roumanie, Viorica Plantier commence ses études musicales au Lycée d’Arts de Iasy où elle obtient son diplôme d’alto. Elle est ensuite diplômée en pédagogie vocale et instrumentale (section alto) à l’Université d’Arts « G. Enesco » en 1994.
Désirant poursuivre son perfectionnement, elle suit les cours d’interprétation musicale du professeur Gaspard Markos pendant trois ans, puis quitte la Roumanie pour s’installer en France.
Professeur d’alto et d’éveil musical dans le rayonnement du Conservatoire à Rayonnement Régional (CRR) de Perpignan depuis 2006, esprit curieux et perfectionniste, elle entame une formation continue de trois ans et obtient le Diplôme d’État d’alto.
Elle participe depuis 1999 à de nombreux concerts dans différentes formations comme le quatuor Moment Musical, l’Orchestre Symphonique de Canet en Rousillon ou la Camerata de France, mais c’est surtout avec l’Orchestre Perpignan Méditerranée sous la direction de Daniel Tosi qu’elle a pu connaître l’éclectisme d’un vaste répertoire, couvrant la musique baroque jusqu’à la musique contemporaine.
Par le biais des manifestations culturelles telles que le festival Aujourd’hui musiques ou le cycle Syntax, elle a pu s’investir dans la transversalité des œuvres de compositeurs tels que Maurice Ohana, Xavier Benguerel, Bruno Mantovani, Betsy Jolas, Edith Canat de Chizy, Iannis Xenakis, ainsi que dans celles de la plus jeune génération avec une création de Go Okawa en 2009.

• FLORENCE PETIT violoncelle
Née en 1990, Florence Petit étudie le violoncelle depuis l’âge de 7 ans. Elève d’Yves Potrel puis de Cyrille Tricoire au CRR de Montpellier, elle a obtenu son DEM Mention Très Bien à l’unanimité en 2008. Elle a également obtenu en 2008 le prix « Jeune Talent » au concours des Zonta Club de France avec Anne Gastinel Présidente de Jury.
Son cursus l’a amenée à jouer avec l’Orchestre National de Montpellier ainsi qu’avec l’Orchestre de Chambre de Jean Lenert et dans de nombreux groupes de musique de chambre. Actuellement dans la classe de Philippe Müller et Ophelie Gaillard à l’ENM d’Aulnay-sous-Bois, elle vient d’être admise au Royal College of Music de Londres.
Eclectique dans ses goûts musicaux, Florence s’est toujours intéressée à la musique contemporaine, travaillant avec des compositeurs pour des créations (Atelier 21 au CRR de Montpellier, Florence Baschet en musique de chambre, Cyrille Arndt…)


Tension sous Vide [Vcelle|Electro]

Tension sur Vide et Tension sous Vide sont les deux premiers volets de Es où je traite par différentes approches la dramaturgie créée par le vide.

Tension sur Vide et Tension sous Vide, tous les deux pour violoncelle et support audio ont en commun une assimilation à la première personne, proposant chacune une ligne directrice sémantique transfigurée par un regard et une approche différents.

Je me suis appuyé sur la métaphore des rôles que prennent pour moi le vide notamment en architecture, qu’il soit inclus ou extérieur.

Les deux derniers volets de Es sont Tension du Vide (acousmatique, prévu pour mai) et Tension d’éVide(violoncelle et live electronic, plus tard dans l’année).

Submergement par l’extérieur. « sous vide » est ici aussi pris au sens de l’absence d’air.
Le violoncelliste vit cette tension et s’économise en étant quasiment en apnée pour mieux contrôler la situation de plus en plus « grave », l’inévitable relâchement est d’autant plus fort, désarticulé et incontrôlé.
Des séquences de tensions diverses par leur sens et leur état se succèdent de façon cyclique. L’expérience se joue sur un matériau simple (système de corpus de hauteurs jouant sur le rétrécissement des possibilités melodiques en manipulant l’importance intervallique des hauteurs) dont les ficelles sont tirées par trois paramètres de premier degrés : vitesse, marge de justesse et inclinaison de l’archet.

Nomenclature : Violoncelle, support audio, dispositif de captation des mouvements

Durée : 5 minutes

Année : 2010


Tension sur Vide [Vcelle|Electro]

Tension sur Vide et Tension sous Vide sont les deux premiers volets de Es où je traite par différentes approches la dramaturgie créée par le vide.

Tension sur Vide et Tension sous Vide, tous les deux pour violoncelle et support audio ont en commun une assimilation à la première personne, proposant chacune une ligne directrice sémantique transfigurée par un regard et une approche différents.

Je me suis appuyé sur la métaphore des rôles que prennent pour moi le vide notamment en architecture, qu’il soit inclus ou extérieur.

Les deux derniers volets de Es sont Tension du Vide (acousmatique, prévu pour mai) et Tension d’éVide (violoncelle et live electronic, plus tard dans l’année).

Dans Tension sur Vide la première personne a une position presque dominatrice tout en étant marquée par les caractéristiques d’une tension interne : apparente confiance, indécision, perte et raccrochement aux repères.

Un jeu d’apparentée motivique joue sur l’attente, la mémoire et l’identification globale du matériau. Le parcours provoque une rupture de repères, fourvoyant l’écoute première au profit d’un chamboulement melodico-harmonique mettant sons effleurés et pizzicati en valeur.

Nomenclature : Violoncelle, support audio, dispositif de captation des mouvements

Durée : 4 minutes 16

Année : 2010


Création de Non pas, mais

MPAA

Non pas, mais sera créée le 26 janvier 2010 à 19h30 à l’Auditorium Saint-Germain à Paris [75006].

Dans le cadre de la classe de composition électroacoustique du CRR de Paris, Musiques à réactions 1.2 est un concert-hommage à l’occasion du 100ème anniversaire de la naissance de Pierre Schaeffer [1910-1995].

Non pas, mais pour basson et support audio sera interprétée par Frank Sibold au basson et Jonathan Prager sur acousmonium Motus.

Auditorium Saint-Germain, 4 rue Félibien, 75006 Paris

Accès :
Métro : Ligne 10, Mabillon ou Odéon ou ligne 4, Odéon
RER : Lignes B et C, Saint-Michel Notre-Dame
Bus : Lignes 63, 70, 86, 87, 96
Entrée libre

[Programme complet  Musiques à réaction 1.2 ]



Non pas, mais [Basson|Electro]

Non pas, mais1 pour basson et support est mon hommage personnel à Pierre Schaeffer à l’occasion du centenaire de sa naissance. Partant de son parcours pré-1951, j’ai choisi de travailler sur ses relations avec la musique et la science, ou plutôt la relation qu’il a avec leur rapport en me concentrant sur le choc synergique provoqué par sa découverte de la musique concrète (musique), démarche qui au final lui permettra d’instituer la “recherche musicale” (science), et inversement puisque pour lui l’une ne put exister sans l’autre. Ainsi, pour cette œuvre, j’ai conçu des paramètres de développement propres à chacune ou communs aux deux : abstraction, anecdote, arbitraire, défaut, “formule”, horizontalité.

Le basson et le support œuvrent dans une même direction, chacun à sa manière et selon ses moyens, de façon indépendante mais liée. Aussi la relation instrument-support est héritée de Static escapes2 où l’un comme l’autre, ni en opposition, ni en symbiose, évoluent dans un rapport assez semblable à celui qu’entretiennent deux instruments non solistes d’un orchestre.

1. « Non pas, mais » sont trois mots extraits de l’émission ‘Musique et modernité’ (14 février 1952) qui synthétisent pour moi à la fois sa relation avec la musique concrète dont il est l’inventeur mais aussi sa démarche.

2. Pièce pour alto et support audio que j’ai composée en 2009.

Nomenclature : Basson, support audio

Durée : 6 minutes

Année : 2009


Spir [Petit Ensemble]

Spir est la deuxième pièce de mon cycle de miniatures destiné à ce petit ensemble.

Elle fera l’objet d’une version étendue dont celle-ci est la préfiguration fugitive.

Dans une forme structurelle de spirale striée, j’ai étudié les possibilités d’une structure basée sur la mémoire et l’attente.
Cette spirale assimilable – vaguement – à une forme rondeau propose un parcours non linéaire composé de retours en arrière simples et de flashbacks où plusieurs idées se rassemblent pour n’en donner qu’une seule. Ces instants de flashback devenant de plus en plus complexes et riches, un étoffement de la texture se crée pour enfin arriver à un tissu final.

Nomenclature : flûte, clarinette, piano, percussion, alto et violoncelle

Durée : environ 2 minutes

Année : 2009


Static escapes [Alto|Electro]

Static Escapes joue sur des métaphores de la fuite selon une vision proposée par JMG Le Clézio dans son Livre des fuites. Chaque décision peut être considérée comme en étant une. Chaque instant, chaque geste ou regard est une fuite.  Mais cette vision offre finalement une mise en abîme, une autre fuite ?

Après la prise de conscience de cet angle de vue, tout devient une fuite.

À travers quatre parties, quatre « toporamas », je propose différents « points de vue » où les fuites sont présentes aussi bien au niveau des matériaux que formellement et dans les éventuels niveaux intermédiaires.

J’ai voulu dans cette pièce parler de notre relation aux émotions et sentiments par une vision globalisante.

Le Toporama I est un prologue.

Dérouté et déroutant, l’alto est seul, sans orientation prévisible. Fuites d’une exposition.

Dans l’esprit des préludes anciens, le Toporama I lui permettra de tâter le terrain tout en restant dans une relative neutralité.

Il prépare plus qu’il annonce la suite, en est le représentant temporaire.

Le Toporama II, marqué par l’arrivée du support, est le concentré de virtuosité de l’altiste. Cette fuite par le vertige est composée de deux monologues (un soliste à l’alto et un secondaire fixé sur support) qui s’influencent l’un l’autre en des point-repères.

Toporama III : La partie de sons fixés change de forme, s’étirant pour ne présenter plus que de simples porteuses auxquelles se joint l’alto dans une fuite – plutôt vaine – vers le haut, évoluant dans trois échelles de hauteurs à points de rencontre, retombant plus grave en ces lieux.

Le Toporama IV propose un jeu rythmique de pulsations sur des relations attirance/répulsion. L’alto, jouant des tenues à l’image du support dans le Toporama III, essaie de s’en distancier pour rejoindre le support, mais le perturbe et revient vers lui.

Il n’y a plus de premier rôle, tout est dans l’observation.

Nomenclature : Alto, support audio

Durée : environ 7 minutes
Toporama I : 1'20"
Toporama II : 2'28"
Toporama III : 1'06"
Toporama IV : 1'45"

Année : 2009


E [Petit ensemble]

Composée lors de l’Académie Internationale de Composition du Blanc-Mesnil (29 juin – 4 juillet 2009), E est une miniature s’ancrant dans mes projets actuels où je traite d’une abstraction de la fuite. Voici donc une miniature explorant, exploitant des relations possible entre des entités (structurelles, harmoniques) opposées. Une sorte de désorientation polarisée…

Créée au Forum culturel du Blanc-Mesnil le 4 juillet 2009 à 20h30 par l’ensemble Cairn, direction Guillaume Bourgogne :

Cédric Jullion, flûte
Ayumi Mori, clarinette
Caroline Cren, piano
Sylvain Lemêtre, percussions
Cécile Brossard, alto
Séverine Ballon, violoncelle

Durée : environ 3 minutes 30

Année : 2009


Static escapes fragments [Acousma]

Static Escapes Fragments est une courte pièce acousmatique préparatoire à Static Escapes pour alto et support où j’étudie les situations et instants de « fuite immobile » de soi-même comme les transports d’ordre psychologique, la folie, la douleur, le rêve où nous atteignons une autre vision de ce que nous vivons et de ce qui nous entoure. In- ou sur-sensibilité, impuissance…

Durée : 4 minutes 55

Année : 2009


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